homéopathie animale

comment agit le remède homéopathique

Comment expliquer que l’information transportée par quelques globules puisse supprimer des douleurs, des spasmes, des troubles métaboliques ? En fait, tout semble indiquer que les substances à doses homéopathiques n’ont pas elles-mêmes de propriétés curatives. Elles transmettraient en revanche à l’organisme malade un signal faible, mais net, qui déclencherait la réaction thérapeutique.

Face à un organisme malade, un vétérinaire peut réagir de deux manières :

  1.  S’il ignore ou sous-estime la capacité de défense de l’organisme, sans parvenir à déceler et comprendre ce signal, il ne peut qu’agir en fonction de signes cliniques et s’employer à combattre les symptômes, au risque de se tromper totalement sur la véritable nature d’une maladie.
  2. Si, au contraire, le vétérinaire aide l’organisme à se défendre en améliorant la puissance et la netteté du signal, il superpose à la maladie une agression médicamenteuse, d’effet similaire, mais plus précise et plus contrastée. C’est ainsi que des doses infimes de substances à action très caractérisée (venin de serpent, par exemple) peuvent faire émerger d’une foule de signes cliniques variables et confus, dépendant de l’état physique du sujet, du climat ou de son mode de vie, le signal réel de la maladie, forçant ainsi l’organisme à réagir et à lutter contre la causer réelle de la maladie, et non contre ses symptômes dérivés.

La préparation du remède homéopathique

Une loi du 21 Décembre 1948 considère comme seules valables les préparations homéopathiques dites « hahnemanniennes », qui consistent à diluer 1 cm³ d’un produit actif dans 99 cm³ d’un solvant (en général de l’alcool à 90°). Ce mélange correspond à la première dilution centésimale et s’écrit 1 CH (Centésimale Hahnemannienne).

Une goutte de cette dilution mélangée à quatre-vingt-dix-neuf gouttes de solvant s’écrira 2 CH, et ainsi de suite jusqu’à 9 CH. Ces dilutions centésimales – dites « basses dilutions » – sont stimulantes. Les dilutions décimales, elles, constituent d’excellents drainages du rein, du foie et même de la peau.

Le produit de base -appelé « teinture mère » ou « TM » – est cette fois dilué à raison d’une goutte de TM pour neuf gouttes de solvant. Le remède ainsi obtenu correspond à la première dilution décimale, et s’écrit 1 XH ou 1 DH. En diluant une goutte de ce mélange dans neuf gouttes de solvant, on obtient la deuxième décimale, 2 XH ou 2 DH, et ainsi de suite jusqu’à la neuvième décimale.

Après chaque dilution, le récipient est secoué cent à deux cents fois, opération qu’on nomme « dynamisation ».

Toute préparation homéopathique (tube, doses, gouttes, etc) porte une étiquette où figure le nom du remède en latin, suivi du numéro de la dilution et des lettres qui désignent le degré de cette dynamisation. Arsenicum album 9 CH signifie donc « Arsenic, en neuvième dilution centésimale hahnemannienne » et Saponaria 1 XH ou 1 DH, « Saponaire, en première dilution décimale hahnemanienne ».

schéma de la préparation du remède homéopathique (d’après l’ouvrage d’Alain Horvilleur, cent Un conseils pour tout soigner par l’homéopathie, Paris, Hachette 1977)

Tableau des dilutions hahnemanniennes

(adapté de l’ouvrage de Denis Demarque, L’homéopathie, Médecine de l’expérience, Moulin-lès-Metz, Maisonneuve, 1981)

Tableau des dilutions hahnemanniennes

Il est scientifiquement reconnu qu’au-delà de la dilution 12 CH (10‾²4), aucune molécule de la substance originelle ne peut subsister -théoriquement – dans la solution, la limite du nombre d’Avogadro (qui s’élève à 6,023 X 10²³  molécules) étant alors dépassée. De ce fait, l’action thérapeutique pourrait s’expliquer par la physique atomique ou par des phénomènes énergétiques mal définis en l’état actuel de la science. Sans doute la dynamisation joue-t-elle un rôle important dans le mode d’action et de transmission de l’information.

Il existe également la dilution dite de « Korsakov », qui consiste à effectuer une première dynamisation préparée comme une première dilution centésimale (1 CH), puis à vider le flacon, qu’on remplit de quatre-vingt-dix-neuf gouttes d’alcool. Après dynamisation, le flacon est de nouveau vidé et rempli de quatre-vingt-dix-neuf gouttes d’alcool, et ainsi de suite. Des dilutions très élevées ( à 1 000 K, 10 000 K, voire 1 000 000 K) peuvent être ainsi obtenues. 

image source l'homéopathie e-monsite

source dictionnaire de l'homéopathie pour nos animaux de compagnie

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