les animaux à sang froid

La reproduction de ma tortue

La reproduction de ma tortue

Chez la plupart des tortues terrestres et aquatiques, l’observation de l’arrière-train permet d’identifier facilement le sexe. Généralement, les mâles possèdent une queue plus longue que celles des femelles et leur orifice génito-anal est plus éloigné de la base de la queue. Dans certains cas, la partie inférieure de leur carapace est plus incurvée, notamment chez les individus terrestres, ce qui les aide à se poser en équilibre sur celle de la femelle durant l’accouplement. Certaines espèces présentent d’autres indices spécifiques, tels que de longues griffes antérieures chez les mâles à tempes rouges (trachemys scripta elegans) et les espèces apparentées.

Chez les chéloniens, faire sa cour peut prendre la forme d’une entrevue agressive. Dans le cas des tortues terrestres, le mâle a tendance à mordiller les pattes de la femelle pour la ralentir, puis il frappe sa carapace par l’arrière avant de grimper dessus lorsqu’elle est à l’arrêt. Les espèces aquatiques ont des manières plus douces : ainsi, le mâle à tempes rouges remue l’eau devant la tête de la femelle à l’aide de ses griffes. Toutefois, au moment de l’accouplement proprement dit, il se met à mordre les plis cutanés en haut du cou de sa compagne pour se stabiliser. Les blessures graves sont peu probables mais, si une telle attitude persiste, séparez les chéloniens quelque temps afin d’éviter le harcèlement incessant de la femelle par son promis. Une fois l’accouplement terminé, elle est en mesure de pondre des œufs fertilisés pendant plus d’un an sans copuler.

Les œufs

Tous les chéloniens se reproduisent par l’intermédiaire d’œufs à coquille dure. Comme ils les enterrent dans le sol ou le substrat, prévoyez un plateau recouvert de sable dans le vivarium. A l’occasion, les tortues aquatiques pondent dans l’eau et, à condition que les œufs ne soient pas abîmés, il n’y a aucune raison pour qu’ils n’éclosent pas. Chez les tortues terrestres, la femelle est de plus en plus agitée à mesure que le moment approche ; l’après-midi, elle passe un certain temps à édifier son nid. Ne la dérangez pas dans cette activité, attendez qu’elle ponde, puis recouvrez le nid. Elle se désintéressera alors de sa progéniture.

Généralement, il faut placer les œufs dans un incubateur avant leur éclosion, tout au moins dans le cas de ponte au grand air. Une truelle de jardinage vous permettra de creuser le sol avec précaution pour atteindre les œufs. Soulevez-les doucement, en prenant soin de ne pas les retourner, et posez-les en conservant leur position.

Incubation

Il existe plusieurs méthodes d’incubation pour les œufs de chéloniens. Nombre d’éleveurs choisissent de les placer dans un incubateur en les entourant de vermiculite humide, dont ils maintiennent la surface moite. Les coquilles se décolorent durant cette période, mais ce phénomène n’affecte en rien leur possibilité d’éclosion. Les recherches actuelles prouvent incontestablement que le sexe de beaucoup de chéloniens dépend de la température d’incubation, bien qu’aucune règle ne prévale à cet égard (tout dépend de l’espèce). Quoi qu’il en soit, maintenez une température constante d’environ 29°C avec une humidité relative de 75 à 80%.

La période d’incubation est variable. A l’approche de l’éclosion, le jeune commence à percer sa coquille à l’aide de la dent de l’œuf, une excroissance temporaire sur sa tête qui disparaîtra peu après. Une fois sorti de son œuf et durant les premiers jours de sa vie, il se nourrit des restes de sa membrane vitelline, visible sur la partie inférieure de sa carapace. Il commence ensuite à chercher sa propre alimentation. Durant cette phase précoce, ne laissez pas les chéloniens aquatiques accéder à l’eau car ils ne sont pas encore des nageurs très aguerris.

image source Henri Pidoux

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