Les bébêtes et autres tracasseries...
le chat

Les bébêtes et autres tracasseries…

Même la vie en appartement ne protège pas de parasites comme les puces. Elle peut même favoriser certains soucis gastriques, des allergies et une exposition à des toxiques.

Les puces

Les puces sont les parasites numéro 1 du chat qui sort… et de celui qui ne sort pas ! Elles se sont adaptées à la vie aussi bien rurale qu’urbaine de nos compagnons à quatre pattes. Dans nos appartements, elles ont trouvé à la fois le gîte et le couvert (chauffage compris !) et n’ont plus besoin de mettre le nez dehors pour se développer.

En effet, les puces adultes vivent la majeure partie de leur vie dans le pelage de nos animaux (chat, mais aussi chien, furet, lapin, cobaye…), à se nourrir de sang et à pondre des œufs qui tombent au sol. Les formes immatures (œufs, larves, nymphes) sont, elles, présentes dans l’environnement. L’appartement leur offre les conditions idéales pour leur développement en matière de température et d’hygrométrie, et ce, pendant toute l’année ! Le cycle de la puce est même accéléré dans nos habitations, si bien que cet insecte peut en seulement 2 ou 3 semaines pondre plus de 500 œufs ! Quand des puces s’installent chez vous, vous n’êtes pas près de les voir partir…

Comment le chat attrape-t-il des puces ?

Si le chat ne sort jamais, les puces peuvent être introduites dans l’appartement par une personne ou un autre animal. Vous pouvez rapporter des œufs de ce parasite sur vos semelles ou même des puces sur vos vêtements. Le chien de la maison partage les mêmes puces avec le chat et peut donc le parasiter. Sur le balcon ou la terrasse, le chat risque de faire la connaissance du félin du voisin et… de ses puces ! Enfin, de nombreux chats d’intérieur attrapent des puces lors d’un week-end ou de vacances à la campagne ou dans un autre lieu parasité.

Protégez vos animaux

Les chats d’appartement devraient être traités préventivement toute l’année contre les puces. Oubliez colliers, poudres et autres shampoings, peu efficaces dans le temps et potentiellement toxiques. Aujourd’hui, les vétérinaires recommandent l’utilisation de “spot on” : ces pipettes renferment une petite quantité de lotion à verser sur la peau de l’animal entre les deux épaules (pour éviter qu’il ne se lèche). De lui-même, le produit va pénétrer dans la peau et la protéger contre les infestations de puces, généralement pendant un mois. Si votre chat vit avec un chien, pensez aussi à traiter ce dernier.

Traitez l’environnement

Il est indispensable de traiter également votre intérieur si vous découvrez ces indésirables dans le pelage de votre animal. On a calculé qu’une puce repérée dans le poil correspond à une centaine d’œufs, larves et nymphes dans l’environnement ! Traitez toutes les pièces avec des produits recommandés par votre vétérinaire, qui sont à la fois insecticides (ils tuent les puces adultes) et inhibiteurs de la croissance des puces (ils les “stérilisent”). Utilisez des diffuseurs , qui permettent une large propagation des principes actifs dans l’environnement, à raison d’un par pièce. Complétez par un spray pour les zones difficiles d’accès qu’affectionnent ces parasites : plinthes, dessous de meubles ou de lits… Laissez les produits agir pendant 3 heures en écartant les animaux de l’appartement, puis aérez et passez soigneusement l’aspirateur.

L’autre solution consiste à donner tous les mois à votre chat un inhibiteur de croissance des puces, soit sous forme de pâte orale, soit en pipette. Dans ce dernier cas, il est mélangé à l’insecticide. Demandez conseil à votre vétérinaire.

L’allergie aux piqûres de puces

Certains chats souffrent de problèmes de peau dus  à une allergie à la salive de puce. Cette allergie se traduit par des dépilations diffuses ou localisées, la présence de petites croûtes sur le dos ou le cou, des plaies de grattage ou de léchage… Dans ce cas, un simple anti-puces ne suffit pas pour résoudre le problème : il doit être complété par un traitement médical prescrit par le vétérinaire.

Les autres petites tracasseries

Les boules de poils

Les chats passent une bonne partie de leur temps à se toiletter. Ils ont tendance à ingérer des poils, qui finissent par former des boules dans l’estomac, encore appelées trochobézoards. Généralement, ils arrivent à les régurgiter, mais une boule peut créer une obstruction intestinale, entraînant une constipation et des vomissements.

Les chats d’appartement sont particulièrement exposés aux trichobézoards pour plusieurs raisons. Ils n’ont d’abord pas la possibilité de se frotter aux buissons, aux troncs d’arbre et de se rouler sur l’herbe, ce qui permet d’ôter pas mal de touffes de poils. La chaleur constante et la lumière artificielle ont gommé tout effet de saison sur la pousse du poil : le chat d’appartement mue toute l’année ! Ensuite, la vie en milieu clos augmente les risques d’ennui et d’anxiété, les deux états pouvant entraîner un toilettage excessif et répétitif (le chat s’apaise en se léchant) et l’absorption d’une quantité élevée de poils. Enfin, la sédentarité et le manque d’exercice physique ont pour effet de ralentir le transit digestif et ainsi de favoriser la formation de boules de poils.

Différents moyens permettent de limiter ces désagréments :

  • Brossez et peignez régulièrement votre chat, surtout au moment de la mue : c’est autant de poils qu’il n’avalera pas.
  • Pour l’aider à vomir les boules de poils présentes dans son estomac, donnez-lui de l’herbe à chat à mâchonner.
  • Pour privilégier le transit des poils dans le tube digestif, ajoutez à la ration de votre chant 1 cuillerée à café d’huile de paraffine (en vente chez le vétérinaire), à déposer sur les babines ou sur une patte.
  • Votre vétérinaire peut vous prescrire un médicament en comprimés à donner 3 jours de suite tous les mois et qui permet de prévenir la formation de boules. Ce traitement préventif est surtout recommandé pour les chats à poil longs
  • Enfin, l’apport de fibres dans sa ration a aussi un rôle à jouer : il existe ainsi des croquettes dont la composition est adaptée pour limiter la formation de boules de poils (croquettes “hair control”).

Le saviez-vous ?

Au poil ! La fourrure du chat est un véritable “manteau polaire”, qui comprend 800 à 1600 poils au centimètre carré, soit le double du chien ! Les poils de couverture, longs et rigides, donnent la couleur au pelage protègent contre la pluie et peuvent se dresser en situation de danger ou de grand froid. Le sous-poil, très fin et ondulé, fait office d’isolant thermique. Il est moins fourni l’été. Comme nos cheveux, les poils poussent d’environ 2 mm par semaine et se renouvellent par cycles de quelques mois.

La sensibilité aux allergènes de maison

Comme l’homme, un chat peut développer une allergie à un ou plusieurs allergènes présents dans son environnement ou bien dans son alimentation.

En appartement, l’allergie non alimentaire de loin la plus courante reste l’allergie aux piqûres de puces. Cependant, le chat peut aussi être sensible aux acariens de maison (Dermatophagoides farinae et Dermatophagoides pteronyssinus) présents dans la poussière, les tapis, les moquettes, les tissus muraux, les canapés et les fauteuils, aux spores de moisissures, voire aux débris de blattes !

La sensibilité à ces allergènes (on parle d’atopie) s’exprime parfois par des crises d’asthme chez le chat, mais ce n’est pas la manifestation la plus typique. Un chat atopique a des démangeaisons, se lèche avec insistance, se gratte sans arrêt et présente des lésions cutanées localisées à une partie du corps (tête, cou, extrémité des pattes, ventre…) ou généralisées.

Le tabagisme passif

Parler de tabagisme passif pour un chat vivant en appartement avec un maître fumeur n’est pas excessif : il s’agit vraiment d’un problème de santé grave. Le chat est doublement exposé aux effets néfastes du tabac : d’abord en inhalant la fumée (risque d’affection pulmonaire), mais aussi en léchant au cours de sa toilette les particules toxiques déposées sur le pelage (atteinte du tube digestif.

Les études sur le sujet le prouvent : le tabagisme passif multiplie par deux le risque de développement d’un cancer chez le chat. Le risque est même triplé quand l’exposition au tabac dure depuis au moins 3 ans. Par ailleurs, un chat asthmatique ou souffrant de bronchite chronique ou de coryza voit son état se dégrader s’il vit dans une atmosphère enfumée. Encore une bonne raison pour arrêter la cigarette : pensez à votre chat !

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