Les primates

Pottos

Les pottos appartiennent aux lorisidés. Ce sont les plus grands des deux espèces de lorisidés africaines, et ils ont la plus large aire de répartition, qui s’étend de la Guinée à l’ouest de l’Afrique jusqu’au Kenya à l’est. On trouve les pottos dans les frondaisons des forêts primaires et secondaires et, compte tenu de leur taille relativement grande, plutôt sur les branches robustes. Leurs mains sont très particulières : contrairement aux autres primates, leurs pouces sont articulés de telle manière qu’ils peuvent tourner sur un angle de 180° par rapport aux autres doigts. Ils sont ainsi dotés d’un mécanisme parfait pour s’agripper aux branches. Avant de s’accoupler, les pottos s’engagent dans une cour effrénée. Les mâles et les femelles s’épouillent mutuellement et chahutent. Ces jeux leur permettent d’échanger les odeurs secrétées par les glandes odoriférantes situées près de l’anus. Cette cour est presque toujours suivie d’un accouplement, qui a souvent lieu quand les deux partenaires sont suspendus par les pieds à une branche. Fiche signalétique Répartition Afrique occidentale et centrale de la Guinée au Kenya Espèces Potto (perodictus potto) Poids moyen Femelles : 835 gMâles : 830 g mode de vie Arboricole ; nocturne type d’habitat Forêts tropicales humides primaires et secondaires reproduction Première portée à 18 mois, puis tous les 12 mois : un petit par portée taille d’un groupe 1 (plus la progéniture) type de groupe Animaux solitaires ; les territoires des mâles et des femelles se chevauchent durée de vie max 10 ans statut Menacés par la destruction de leur habitat

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Galagos

Les galagos forment un groupe de primates prosimiens très diversifié, et l’on débat encore sur le nombre d’espèces que pourrait compter le genre Galago. Les galagos sont confinés sur le continent africain. Ils se déplacent rapidement soit en grimpant, soit en sautant d’arbre en arbre grâce à leurs longues jambes et aux os de leurs chevilles. Ils se nourrissent d’insectes, de fruits et de gomme. Le nombre de petits par portée peut varier beaucoup au sein d’une même espèce. Ainsi, le galago d’Afrique du Sud (Galago moholi) peut engendrer deux portées de jumeaux la même année, puis ne donner naissance qu’à un seul petit d’autres années. Ces variations d’une année sur l’autre sont liées à la qualité de leur environnement : le caractère dur et imprévisible de leur savane conduit en effet les Galago moholi ont intérêt à procéder de cette manière apparemment chaotique, donnant naissance à une progéniture nombreuse lorsque les conditions environnementales sont bonnes, un seul petit, voire pas du tout, lorsqu’elles sont mauvaises. Fiche signalétique Répartition Afrique subsaharienne Espèces Galago du Sénégal (Galago senegalensis)Galago de Somalie (Galago gallarum)Galago d’Afrique du Sud (Galago moholi) Poids moyen Femelles : de 175 à 200 gMâles : de 185 à 225 g Mode de vie Arboricole ; nocturne Type d’habitat Forêts, savanes, bois et halliers isolés Reproduction Première portée vers 9 à 12 mois, puis généralement tous les 8 mois ; portée de 1 ou 2 petits selon les espèces Taille d’un groupe 1 (plus la progéniture) Type de groupe Animaux solitaires se déplaçant seuls, parfois avec leur progéniture durée de vie max 16 ans statut Actuellement pas en danger mais menacés par la destruction de leur habitat

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Lémurs Bruns

A peu près de la taille d’un chat, les lémurs bruns vivent exclusivement à Madagascar. Arboricoles, ils se nourrissent de feuilles, de fruits et de fleurs. Ils ont une activité dite « cathémérale », se déplaçant de jour comme de nuit. Ils forment des groupes de 7 à 12 individus, comprenant approximativement autant de femelles que de mâles. Contrairement aux autres lémuriens, les femelles n’y sont pas dominantes, pas plus que les mâles ne semblent les dominer. Bien que classés dans une seule espèce, les lémurs bruns sont divisés en plusieurs sous-espèces réparties sur toutes les côtes de l’île de Madagascar. Si le nombre de chromosomes n’est pas identique chez toutes les sous-espèces, celles-ci peuvent néanmoins procréer l’une avec l’autre, ce qui indique qu’elles appartiennent bien à la même espèce. Chez beaucoup de lémurs bruns, les mâles et les femelles diffèrent considérablement par les couleurs, celles des femelles tendant à être plus vives. Fiche signalétique Répartition Madagascar Espèces Lémur brun (Eulemur fulvus) Poids moyens Femelles : 2,25 kgMâles : 2,18 kg mode de vie Arboricole ; cathéméral (actifs de jour et de nuit) type d’habitat forêts humides reproduction première portée vers 20 à 24 mois, puis annuellement ; un petit par portée taille d’un groupe 9 type de groupe Plusieurs mâles et femelles, en proportion sensiblement égale Durée de vie max 30,8 ans statut vraisemblablement en danger (populations inconnues, mais statut néanmoins préoccupant)

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Hapalémurs

Les hapalémurs vivent dans les bambous et s’en nourrissent. Ils forment un genre distinct des lémuriens comprenant trois espèces différentes ; une espèce de petite taille, le petit hapalémur gris, et deux espèces plus grandes, l’hapalémur à nez camus (ou à grand nez) et l’hapalémur doré. Ces trois espèces se nourrissent exclusivement de feuilles et de pousses de bambou mais chacune semble se spécialiser sur une partie de la plante. Le petit hapalémur gris mange les jeunes pousses, l’hapalémur à nez camus, la moelle des bambous matures, et l’hapalémur doré, les jeunes chaumes d’une espèce particulière de bambou qui, fait intéressant, contient un taux très élevé de cyanure. Leur mode de vie est semblable : les trois espèces sont diurnes et se déplacent en grimpant aux branches ou en sautant. Elles vivent en petits groupes familiaux formés d’un mâle, d’une femelle et de leur progéniture (bien que l’hapalémur à nez camus ait parfois plus d’une femelle reproductrice à ses côtés). Fiche signalétique Répartition Madagascar ; dans les forêts humides du Sud-Est exclusivement espèces Petit hamalémur gris (hapalemur griseus)hapalémur à nez camus (ou grand nez) (hapalemur simus)hapalémur doré (hapalemur aureus) poids moyen femelles : de 670 g à 1,4 kgmâles : de 750 g à 2,2 kg mode de vie arboricole ; actifs au lever du jour et au crépuscule type d’habitat dans les bambous poussant dans les forêts reproduction un petit par portée taille d’un groupe de 3 à 6 type de groupe petits groupes familiaux durée de vie max 12, 1 ans (petit hapalémur gris) statut Extrêmement rares et sur le point de s’éteindre ; population totale ne dépassant pas quelques centaines d’individus. source : planète singes de bordas

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Microcèbes

Les microcèbes font partie des plus petits primates. L’espèce la plus petite, le microcèbe roux de l’Ouest (qui pèse environ 30 g), a été découverte en 1944. Les microcèbes ressemblent à des souris, avec de grandes oreilles, un museau pointu et une longue queue. Mais leurs mains, héritées de la lignée des primates, ont des proportions très humaines. Les microcèbes ne sont présents qu’à Madagascar. Ils se nourrissent principalement d’insectes, mais peuvent aussi manger des fruits, des bourgeons et des feuilles. Ils hibernent durant la saison sèche en stockant de la graisse dans leur queue, de manière à pouvoir traverser cette période difficile. Leur queue grossit considérablement et leur poids total augmente de 50 à 80 g. Les microcèbes s’accouplent d’une manière strictement saisonnière : les femelles ne sont fécondables qu’un seul jour à la fin de la saison sèche. Elles mettent bas au début de la saison humide, quand la nourriture est abondante. Comme les galagos, les femelles cachent leurs petits dans un nid lorsqu’elles doivent s’éloigner. Fiche signalétique Répartition Madagascar Espèces Microcèbe mignon (microcebus murinus)microcèbe roux (microcebus rufus)microcèbe roux de l’Ouest (microcebus myaxinus) Poids moyen femelles : de 30 à 65 gmâles : de 30 à 60 g Mode de vie nocturne ; vivent dans les arbres, sautant occasionnellement au sol pour y trouver des insectes Type d’habitat Essentiellement les forêts secondaires, mais aussi broussailles et sous-bois de tous les types de forêts, y compris les parcelles cultivées. reproduction première portée entre 8 à 12 mois, puis chaque année ; 2 ou 3 petits par portée Taille d’un groupe se déplacent seuls, parfois avec leur progéniture type de groupe animaux solitaires ; les territoires des mâles et des femelles se chevauchent durée de vie max 15,5 ans statut vraisemblablement en danger (populations inconnues, mais statut néanmoins préoccupant) source : planète singes de bordas

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Lépilémurs

Les lépilémurs sont des animaux de couleur terne. Ils sont présents dans divers types de forêts sur tout le territoire malgache. Il en existe plusieurs espèces, mais les experts ne parviennent pas à s’entendre sur leur nombre. Il est estimé toutefois à plus de sept, si l’on se fond sur le nombre de chromosomes (qui varie d’une espèce à l’autre). La spécificité des lépilémurs est que leurs dents de devant supérieures ne sont pas permanentes. Ils possèdent également un grand cæcum (cul-de-sac à la base du gros intestin) formant une espèce de « poche à bactéries  » qui les aide à digérer les feuilles constituant leur régime. Pour tirer le maximum d’éléments nutritifs de leurs aliments, les lépilémurs mangent parfois leurs fèces (comme le font les lapins), digérant ainsi deux fois leur nourriture. Fiche signalétique répartition Madagascar espèces lépilémur (lepilemur mustelinus)lépilémur à queue rousse (lepilemur ruficaudatus)lépilémur à dos gris (lepilemur dorsalis)lépilémur à pieds blancs (lepilemur leucopus)lépilémur belette à petites dents (lepilemur microclon)lépilémur de milne-edwards (lepilemur edwardsi)lépilémur septentrional (lepilemur septentrionalis) poids moyen femelles : de 550 à 935 gmâles : de 550 à 910 g mode de vie arboricole ; nocturne type d’habitat tous les types de forêts à Madagascar reproduction première portée à partir de 21 mois ; un petit par portée taille d’un groupe 1 (plus la progéniture) type de groupe animaux solitaires ; les territoires des mâles et des femelles se chevauchent Durée de vie max Inconnue statut Menacés par la déforestation source : planète singes de bordas

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