perruches et perroquets

Apprentissage de la callopsitte

Première et deuxième leçon : « pose-toi » et « stop » Dans la mesure où le dressage repose sur la technique de la carotte, vous devez d’abord apprendre à récompenser la docilité de votre callopsitte. Assurez-vous qu’elle apprécie la récompense choisie, pour qu’elle ait vraiment envie de travailler avec vous. Il peut s’agir d’une friandise, d’un jouet, ou tout simplement de lui gratter la tête. Le jour de la leçon, elle doit gagner sa récompense. Ne lui donnez pas à un autre moment par inadvertance, sinon elle n’aura aucune raison de coopérer. Un dernier point : la leçon ne doit pas dépasser 2 à 4 minutes. Première étame : « Pose-toi » Perchez tout d’abord votre callopsitte sur le dos d’un fauteuil. Elle doit être calme et attentive. Si la récompense est une friandise ou un jouet, montrez-la lui dans votre main. Appelez la perruche par son nom et essayez d’établir un contact visuel, puis approchez-vous et placez l’autre main juste au-dessus de son pied en lui disant « Pose-toi ». Les doigts de la main où elle va se poser doivent être alignés, le pouce dirigé vers le bas pour ne pas lui faire obstacle. Vous pouvez aussi toucher la perruche de cette main juste au-dessus du pied quand vous dites « pose-toi ». Réitérez votre demande si nécessaire en vérifiant que la récompense est bien en vue. Quand elle se sera effectivement posée sur votre main, félicitez-la chaleureusement. Une à deux secondes  plus tard, dites-lui « descend », reposez-la sur le dos du fauteuil et donnez-lui sa récompense, en redoublant de louanges. Laissez-lui ensuite tout le loisir d’apprécier son petit cadeau. Répétez ces étapes une ou deux fois : la leçon est terminée. Vous pouvez programmer deux ou trois séances les jours suivants, mais ne faites travailler votre callopsitte que si elle est de bonne humeur, calme et réceptive. Quoi qu’elle fasse pendant la leçon, gardez votre sang-froid et restez sûr de vous. Une atmosphère calme l’aidera considérablement à assimiler les ordres. Deuxième leçon : « stop » « Stop » ne signifie pas que la perruche doive s’immobiliser à l’endroit exact où elle est ; cet ordre sert à la dissuader de venir vers vous, quand vous voulez quitter la pièce sans l’avoir sur les talons, par exemple. Si elle s’approche et que vous ne souhaitez pas qu’elle se pose sur vous ou vienne à votre encontre, inclinez la paume de votre main devant elle et dites « stop ». Si elle s’arrête, félicitez-la et donnez-lui sa récompense. Si elle s’obstine, qu’elle marche ou qu’elle vole, renouvelez votre geste pour bloquer son approche. Une callopsitte en vol apprendra vite à faire demi-tour pour aller se poser ailleurs. Quand elle obtempère, adressez-lui les félicitations et les récompenses d’usage. l’ordre « stop » est particulièrement utile en présence de visiteurs qui ont peur d’établir le contact avec votre protégée. S’ils ne sont pas en confiance, apprenez-leur à lui dire « stop » pour qu’elle s’éloigne d’eux. Troisième leçon « va » Quand elle commence à voler, c’est la premier ordre que la perruche doit apprendre. A votre demande, elle doit s’envoler vers un point donné. Posez-la sur votre main, en vous tenant debout à environ 1 m de la cage ou d’une chose où elle a l’habitude de se percher et laissez une récompense bien en vue sur le perchoir en question. Repliez votre main vers vous, de sorte que la perruche vous tourne le dos et soit orientée dans la direction du perchoir et de la récompense. Placez l’autre main légèrement plus bas, tendez le doigt vers le point en question puis dites « va » et ouvrez la main en accompagnant la perruche d’un geste plus ou moins marqué dans la direction souhaitée.  La perruche doit alors vous lâcher et atterrir sur le perchoir ou sur la cage. Félicitez-la dès qu’elle se pose, au moment où elle prend sa récompense. Reculez le perchoir au fur et à mesure qu’elle se familiarise avec la distance. Donnez-lui ensuite cet ordre dans d’autres endroits, jusqu’à ce qu’elle obéisse où que vous soyez. Si après le « va » la perruche s’envole mais tente de revenir se poser sur votre main, dites « stop » pour l’en empêcher. Quatrième et cinquième leçons : « ici » et « là-bas » « Ici » est un appel indiquant à votre perruche qu’elle doit venir jusqu’à vous. Bien entendu, c’est plus facile quand l’oiseau vole déjà spontanément à votre rencontre, mais vous pouvez aussi lui apprendre à répondre à cet appel une fois qu’elle aura assimilé les leçons précédentes. Si votre perruche vient déjà vers vous en volant, associez son déplacement à l’ordre en question. Chaque fois qu’elle semble vouloir s’approcher, tendez-lui la main pour qu’elle s’y pose en disant « Ici ». Récompensez-la et félicitez-la chaleureusement. Dans le second cas, si elle ne vous approche pas spontanément, prévoyez une récompense conséquente pour l’inciter à le faire. Veillez à avoir tout ce qu’il faut à portée de main. Placez la callopsitte sur un perchoir familier et tenez-vous debout à environ 1m d’elle, le bras tendu. Tenez votre récompense bien en vue dans l’autre main. Le bras tendu doit être légèrement plus haut que le perchoir : les oiseaux préfèrent s’envoler vers le haut plutôt que plonger. Appelez la perruche par son nom et répétez « Ici » à plusieurs reprises. Restez parfaitement immobile jusqu’à ce qu’elle se pose, adressez-lui aussitôt sa récompense et vos félicitations et laissez-lui tout le loisir d’en profiter. Si elle ne s’envole toujours pas au bout de plusieurs tentatives, ne lui donnez pas l’occasion de se lasser et réessayez plus tard. Augmentez la distance au fur et à mesure des séances. « Là-bas » En général, on utilise cet ordre pour la sécurité de l’oiseau et pour l’éloigner de là où il ne devrait pas être. Si votre callopsitte se pose sur un endroit dangereux, comme un appareil électrique ou une tringle à rideaux, intimez-lui cet ordre pour qu’elle s’en aille. Dans la pratique, vous ne pouvez à l’évidence pas lui donner cet ordre à un moment prévu à l’avance. Cependant, dès qu’elle se pose où il ne faut pas, approchez-vous et dites « là-bas » en agitant les mains vers elle. De grands moulinets sont généralement très efficaces. Vous pouvez aussi brandir sous son nez un objet inoffensif, un mouchoir par exemple. Quand elle quitte l’endroit interdit, incitez-la à ne pas se poser sur vous, mais sur son perchoir ou sur sa cage et remerciez-la pour sa coopération.

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L’éducation de la callopsitte

Comprendre son comportement Les raisons pour lesquelles on apprend à une perruche calopsitte à obéir à certains ordres sont les mêmes que pour tout autre animal de compagnie. A vous d’instaurer une bonne communication avec elle si elle est amenée à partager votre maison. Une perruche éduquée à répondre à quelques ordres simples sera de bien meilleure compagnie qu’un oiseau non dressé, perturbé, qui se montrera nerveux en société. Avant d’entamer cet apprentissage vous devez connaître les raisons qui sous-tendent le comportement animal en général.  Les comportements des animaux, hommes compris, répondent toujours à une motivation précise. l’animal agît de telle ou telle façon parce qu’il sait qu’il va en tirer profit. Les animaux boivent quand ils ont soif, ils mangent quand ils ont faim, et remettent de l’ordre dans leurs plumes en les lissant pour se sentir à l’aise. Quand une chose les effraie, il tente de s’enfuir, quand ils aiment quelque chose, ils essaient de l’approcher. Le comportement de votre perruche sera donc motivé par le résultat produit Une récompense pour mieux l’apprivoiser Quand on a compris cela, il est plus facile de travailler avec la perruche et de lui enseigner de nouveaux comportements. La clef de la réussite est que vous, son maître adoptif, lui donniez systématiquement une récompense en retour des réactions que vous attendez. Cette récompense est propre à votre perruche. Ce peut être n’importe quoi, à condition d’être certain qu’elle l’apprécie déjà vraiment : vous pouvez lui donner une petite friandise ou un jouet qu’elle aime bien, lui gratter la tête ou la poser sur l’un de ses perchoirs préférés. Cette technique de la « carotte » est essentielle pour bien comprendre le comportement de la perruche. L’analyse du comportement porte le nom anglais de Applied behaviour Analysis (ABA) ; le recours aux méthodes s’appuyant sur l’ABA garantit une réaction coopérative et amicale de votre oiseau au cours de son éducation. L’ABA se fonde sur les comportements observables à savoir sur ce que fait votre perruche et à quelle fréquence. Et s’il est probable que les perruches aient leurs propres pensées et sentiments, l’ABA n’approfondit pas cette question, dans la mesure où ces pensées et sentiments ne peuvent se mesurer en termes de fréquence ou d’intensité. L’apprentissage d’un oiseau nerveux Le degré de docilité et de confiance d’une perruche callopsitte dépend de nombreux facteurs et entre autres de la façon dont elle aura été traitée avant vous. Si la plupart sont confiantes et faciles à vivre, certaines se montrent nerveuses ou timides. Un sujet nerveux demande une attention particulière avant et pendant l’apprentissage. Sa nervosité vient souvent du fait qu’il a été traité durement par le passé , ce dont il se souviendra longtemps. Elle peut aussi venir du fait qu’on lui ait rogné les ailes : l’oiseau se montrera alors extrêmement méfiant vis-à-vis des hommes, en particulier de leurs mains. Une telle nervosité ne peut qu’empirer si l’oiseau est « coincé » dans sa cage et ne peut fuir à l’approche de qui l’effraie. Avant de demander à un sujet nerveux de se poser sur votre main, il va falloir passer par un apprentissage en douceur qui prendra peut-être plusieurs semaines. On utilise là encore la technique de la carotte, mais il y a des chances pour que les progrès soient plus lents. Equipez sa cage d’un perchoir suffisamment haut pour que votre pensionnaire se trouve au-dessus de votre regard quand vous êtes debout devant la cage. Il aura ainsi moins peur de tous ceux qui l’approcheraient de trop près. Gagner sa confiance petit à petit Commencez l’apprivoisement en vous asseyant au-dessous du niveau de l’oiseau perché dans sa cage, à une distance raisonnable pour ne pas susciter sa nervosité. Placez-vous de côté et évitez de le regarder droit dans les yeux. Laissez-le vous voir à vos occupations, en train de lire, de manger un petit morceau, etc. Les premières séances doivent être courtes, de 2 ou 3 minutes maximum. Allongez-les au fur et à mesure que la perruche s’habitue à vous, et rapprochez-vous de plus en plus, tant que ça ne la rend pas nerveuse. Au bout de quelques séances, elle sera plus confiante et s’intéressera peut être à ce que vous mangez. A ce stade, offrez-lui en un petit bout à travers les barreaux. Comptez encore quelques séances, puis ouvrez la prote de la cage et tendez directement la nourriture à la perruche, toujours à l’intérieur. Placez cette petite gâterie sous son bec, à condition qu’elle semble résolue à l’accepter. Plus tard, laissez la porte ouverte et attendez qu’elle soit sortie de la cage ou qu’elle se soit dirigée vers la porte ouverte pour la lui tendre. Pour qu’elle rentre dans la cage, placez dans sa mangeoire une petite friandise qui l’incitera à revenir. Procédez toujours au rythme de votre protégée et encouragez-la en lui parlant doucement au fil de ses progrès. Ce que les callopsittes de compagnie doivent savoir Pour que votre perruche puisse passer le plus de temps possible hors de sa cage, en votre compagnie, elle doit apprendre à obéir à quelques « ordres » simples venant de vous ou des membres de la maisonnée qui souhaitent entretenir des liens avec elle. une fois votre perruche éduquée aux deux commandements de base, vous lui apprendrez à venir vers vous, à s’éloigner ou encore à quitter un endroit donné sur simple demande verbale. Vous pourrez ainsi maîtriser ses allées et venues hors de la cage et elle sera plus facile à surveiller. pour la plupart des méthodes s’appuyant sur le principe de la carotte, cinq à dix jours suffisent. Nous vous suggérons d’apprendre à votre élève les ordres ci-dessous en suivant la même progression. Partant du principe que votre callopsitte sait voler, apprenez-lui également à répondre aux ordres. Pose-toi : signifie pose-toi sur ma main s’il te plaît Descend : signifie descend et cherche-toi un autre perchoir s’il te plaît stop : signifie ne viens pas vers moi pour le moment, s’il te plaît va : signifie éloigne-toi de moi s’il te plaît et choisis une autre place (le perchoir ou la cage par exemple) Ici : signifie viens vers moi, maintenant, s’il te plaît Là-bas : signifie quitte ton perchoir ou le lieu où tu es et vole vers un autre endroit mais pas vers moi, s’il te plaît Où dresser votre perruche ? En principe, on peut dresser la perruche callopsitte dans la pièce où est installée sa cage. Si elle est surexcitée cependant, éloignez-la de la cage ou changez de pièce pour les deux premières leçons. Prévoyez une solution pour déplacer la perruche (non dressée) d’une pièce à l’autre, pourquoi pas une table-perchoir ou sa propre cage, la plupart étant montée sur roulettes. Encouragez la callopsitte à quitter sa cage et mettez cette dernière hors de sa vue avant le début de la leçon. Les sujets nerveux, en revanche, doivent être éduqués dans la même pièce que leur cage. Dans tous les cas, nous vous conseillons de disposer les objets de sorte que la perruche puisse recevoir l’ordre de se poser ou de descendre d’endroits placés à mi-hauteur du corps (entre la taille et le buste), l’idéal étant le dos d’un fauteuil. La première fois que la perruche évolue en liberté dans la pièce, supprimez tous les objets sur lesquels elle serait tentée de se poser.

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L’alimentation de la callopsitte

Quel régime alimentaire pour votre perruche ? Les callopsittes se nourrissent essentiellement de graines variées, parmi lesquelles les graines d’alpiste, d’avoine, et de niger, le blé et le millet, ce dernier pouvant être présenté sous forme d’épis. Certaines apprécient également les graines de tournesol et de carthame. Hormis les graines et les céréales, il faudra leur donner presque tous les jours des fruits (pommes et raisins), de la verdure (plantes et herbes sauvages) et des légumes comme le séneçon, le mouron des oiseaux ou les épinards. Une alimentation variée apportera à votre callopsitte tous les minéraux et vitamines dont elle a besoin. Elle se ressentirait à coup sûr d’un régime carencé, car cette espèce est « programmée » pour des aliments extrêmement énergétiques, en général très riche, en gras. Une perruche callopsitte sauvage doit manger beaucoup plus qu’un sujet en captivité, car elle parcourt de longues distances chaque jour pour trouver sa nourriture, ce qui implique qu’elle brûle aussi les calories en trop. Une callopsitte de compagnie ne fera jamais autant d’exercice, son alimentation doit donc correspondre à ses besoins réels. La composition des aliments Outre les vitamines, les minéraux et l’eau, les aliments sont avant tout composés d’hydrates de carbone, de graisses et de protéines. Les graines, les fruits frais et les céréales sont riches en hydrates de carbone. Ces aliments à haute teneur énergétique aident la perruche à maintenir sa température corporelle et à alimenter ses muscles. Les fruits secs et nombre de graines, dont les graines de tournesol, sont riches en graisses, lesquelles, une fois stockées et décomposées, serviront de réserve. Les légumes secs (pois et haricots) et la plupart des céréales (riz, blé, millet etc) contiennent beaucoup de protéines, essentielles au renouvellement des tissus, y compris des plumes. Le régime des callopsittes comportera donc de 75 à 80% d’hydrates de carbone, environ 15% de protéines et seulement 5 à 8% de graisses. D’un point de vue nutritionnel, peu importe sous quelle forme vous répondez à ces besoins. Quoi qu’il en soit, les callopsittes déploient différentes techniques devant les aliments naturels. Une alimentation constituée de graines variées et de verdure ajoutera donc de l’intérêt à son repas. Attention, certains de nos petits penchants s’avèrent toxiques et engendrent des protéines chez l’oiseau. Ne lui donnez ni chocolat, ni café, ni thé, ni alcool. Enfin, les aliments trop salés sont mauvais pour ses reins, ne donnez jamais de chips et de biscuits salés à votre perruche. Valeur nutritionnelle des aliments les plus courants graisses protéines hydrates de carbones pomme 0.1% 0.3% 11.5% fromage (cheddar)attention : forte teneur en sel :1.8%) 34% 25% 0.1% graines d’alpiste 18% 9% 60% graines de lin 64% 12% 22% millet 7% 10% 70% granulés* 14% 12% 60% mélange légumes secs/haricots 1.4% 12% 60% riz 1.2% 7.3% 77% graines de carthame* 6% 32% 51% graines de tournesol 48% 12% 18.6% blé* 2.5% 12% 62% * indique les meilleurs aliments pauvres en graisses / Remarque : les pourcentages « perdus » sont essentiellement la part en eau Un repas équilibré Un régime à base de graines ne pouvant répondre à tous les besoins nutritionnels de la perruche callopsitte, il va falloir le compléter. Les graines trempées et de préférence germées seront non seulement plus digestes, mais aussi plus riches en vitamines. Certaines callopsittes digèrent également les légumes secs (pois et haricots), mais il est préférable de faire un essai. Pour qu’ils soient comestibles, il faudra absolument les faire tremper et si possible, les laisser germer. Sachant qu’ils sont riches en protéines, et, très pauvres ou dépourvus de graisses, vous ne risquez pas de suralimenter votre perruche avec. La préparation des aliments Si vous avez opté pour un régime à base de graines et de légumes secs trempés et germés (à savoir 60% de graines et 20% de légumes secs), rien ne vous empêche de préparer le mélange à l’avance et de le conserver au sec. La préparation est la suivante : laissez tremper la ration quotidienne journalière pendant 12 heures dans une eau chaude mais non bouillante, sous peine de tuer le mélange et d’empêcher la germination. Comptez 12 à 15 g de mélange sec par oiseau. Il arrive que les haricots dégagent une odeur nauséabonde : c’est normal. Ce mélange est consommable au bout de 12 heures, mais il est préférable de le laisser germer encore 12 à 24 heures. Conservez le mélange humide à température ambiante (surtout pas dans l’eau) et rincez-le abondamment plusieurs fois à l’eau froide pour prévenir la prolifération de bactéries. L’apparition de petites pousses blanches indique la germination : le mélange est bon pour la consommation. S’il n’est pas consommé au bout d’une journée, jetez-le. Attention : ne faites jamais cuire un mélange haricots/graines, et ne le conservez pas non plus au réfrigérateur. Servez-le tout simplement cru. En variant régulièrement le régime de votre perruche, vous entretiendrez son intérêt pour les différents aliments. Si vous variez ses repas en respectant les conseils ci-dessus, les compléments alimentaires seront inutiles. Toutefois, les callopsittes élevées à l’intérieur risquent de manquer de vitamine D3, qui permet l’assimilation du calcium et qui est générée par le corps exposé aux rayons directs du soleil (non pas à travers une fenêtre). Les callopsittes d’intérieur auront donc besoin d’un complément alimentaire contenant de la vitamine D3 et du calcium liquide, en vente dans les animaleries et les magasins spécialisés Régime recommandé pour les callopsittes 60% de mélange de graines -millet, graines d’alpiste, blé, avoine et niger – à administrer sèches ou trempées et germées pour augmenter leur valeur nutritionnelle. 20% de verdure et de fruits : herbes sauvages, séneçon, mouron, laitue, pomme, grenade, raisins 20% de légumes secs trempés et germés (haricots mung, haricots adzuki, doliques à oeil noir)

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Cages et volières pour callopsittes

Le choix de la cage Le temps passé chaque jour dans la cage va considérablement influer sur la qualité de vie et le comportement de votre perruche. Il faut encourager les callopsittes choisies pour oiseaux de compagnie à passer plusieurs heures par jour hors de la cage, afin qu’elles établissent des contacts avec les maîtres des lieux et les autres oiseaux. Cette interaction est essentielle à leur bien-être. Les dimensions de la cage La cage doit être assez spacieuse pour que la perruche puisse y battre des ailes. Son envergure mesurée d’une extrémité à l’autre toutes ailes déployées, doit donc être votre premier critère de choix. L’envergure moyenne d’une perruche est d’environ 50 cm. Une cage aux dimensions supérieures (hauteur, longueur et profondeur) permettra à l’oiseau d’évoluer librement pourvu qu’il n’y ait aucun obstacle, jouets ou autres, à l’intérieur. Le mieux est de prévoir une cage dont la longueur correspond à plus de deux fois l’envergure de l’oiseau. L’habitat de votre callopsitte mesurera donc au minimum 53 cm de profondeur et 106 cm de long.   Attention à l’espacement des barreaux Si les meilleures cages, qui sont aussi les plus chères, sont en acier inoxydable, la plupart sont en acier doux, recouvert de plusieurs couches de peinture émaillée. L’émaillage durcit la peinture et lui permet de résister aux coups de griffes et de bec de l’oiseau. Les barreaux doivent en outre être suffisamment épais et solides pour que la callopsitte ne les torde pas, sans quoi elle serait tentée de grignoter le revêtement protecteur. Les perruches adorent grimper un peu partout, ce qui leur fait aussi de l’exercice. Préférez donc des barreaux horizontaux plutôt que verticaux. Pour sa sécurité, il ne faut pas qu’elle puisse y passer la tête : leur intervalle ne doit pas donc être inférieur à 2 cm. Enfin, vous aurez tout intérêt à choisir une cage équipée de mangeoires pivotantes, qui permettent de changer la nourriture de l’extérieure.   L’emplacement de la cage La plupart des cages étant grillagées de toutes parts et dépourvues d’un côté plein, il faut en placer l’arrière contre le mur, pour que la perruche se sente plus en sécurité. Choisissez de préférence un emplacement donnant sur une fenêtre, voire un jardin, où les allées et venues des autres oiseaux occuperont votre pensionnaire. Prenez soin en revanche d’éviter le plein soleil, pour que la cage ne soit pas surchauffée. En ce qui concerne la hauteur, placez la cage de sorte que les perchoirs supérieurs permettent à l’oiseau d’être à hauteur de votre regard quand vous êtes debout devant lui. S’il donne des signes de nervosité, remontez le perchoir ou la cage de sorte qu’il baisse les yeux vers vous. Quand le fond amovible se double d’une grille de protection, retirez-la et recouvrez le fond de papier journal, que vous changerez tous les jours. Variez l’épaisseur des perchoirs Pour que la callopsitte fasse travailler correctement ses pattes, équipez la cage de perchoirs aux diamètres variés. Les cages sont souvent livrées avec des perchoirs trop épais de même section. Comme celles des autres oiseaux, les pattes des callopsittes sont dotées d’un mécanisme de verrouillage qui lui permet de s’agripper sans effort au perchoir quand il n’est pas trop épais. Pour que votre protégée soit à l’aise, il lui faudra plusieurs perchoirs de 1 à 2 cm de diamètre. Elle pourra ainsi s’y agripper facilement en enroulant ses doigts autour. Les autres perchoirs pourront être un peu plus fins ou plus épais. L’avantage des perchoirs en bois naturel Les perchoirs en bois dur non traité comme le frêne, l’aubépine, l’érable, le noisetier, le pommier et le cerisier sont l’idéal. Les modèles en corde de fibres naturelles comme le coton, le jute ou le chanvre présentent eux aussi certains avantages. En revanche, évitez le plastique. Certains callopsittes ont tendance à grignoter leur perchoir pour se faire le bec. Il faut donc les considérer comme des denrées jetables et périssables à renouveler régulièrement. Dans la mesure où ils sont vite sales, il est préférable de prévoir deux jeux par cage, pour en avoir toujours un propre sous la main. Il existe également des perchoirs au revêtement abrasif pour user les griffes. Veillez toutefois à ce que celles-ci soient suffisamment aiguisées pour s’accrocher aux surfaces lisses. Attention : le perchoir abrasif ne doit pas être son perchoir préféré dans le haut de la cage, il sera placé dans la partie inférieure. Des jouets pour votre callopsitte   La cage devant être aussi attrayante que possible, tout ce qui touche à son aménagement intérieur est important. On trouve aujourd’hui un grand choix de jouets pour perroquets, mais n’installez que trois ou quatre jouets suspendus à la fois. Cependant, pour amuser votre locataire et éveiller son intérêt, prévoyez du stock et changez-les tous les trois ou quatre jours pour qu’elle ne s’en lasse pas. Les perruches callopsittes ne peuvent pas profiter des jouets que l’on prend par les pieds comme les autres perroquets, mais s’amuseront gaiement de jouets plus petits posés au sol de leur cage. Ces jouets de tapis sont souvent leurs préférés, surtout quand elles peuvent les grignoter jusqu’à les mettre en pièce. On en trouve facilement dans le commerce, mais il est aussi simple et bien moins coûteux de les fabriquer soi-même. Pommes de pin, boîtes en carton, pinces à linge, bâton de sucette, morceaux de journaux tire-bouchonnés, bâtonnets de bois et petites boules en plastiques durs feront très bien l’affaire. On peut aussi fabriquer ou acheter une « surprise » dans laquelle cacher la friandise offerte en récompense : dans ce cas, laissez la callopsitte se débrouiller pour la sortir de sa cachette. Consignes de sécurité Les jouets ne doivent présenter aucun danger. Evitez tous ceux qui possèdent une partie métallique tranchante ou protubérante, que l’oiseau pourrait avaler. Si les jouets sont munis d’anneaux, la règle de bade en matière de sécurité est qu’il soient trop petits pour que la perruche passe sa tête au travers ou à l’inverse, suffisamment larges pour qu’elle y passe facilement tout le corps. Si votre callopsitte se montre agressive ou surexcitée quand vous lui présentez un miroir, ce qui est souvent le cas des mâles, retirez-le lui. La niche Envisagez également l’installation d’une petite niche à oiseaux, où elle pourra se cacher ou dormir la nuit. Vous pouvez être sûr que votre perruche ne fera plus un bruit. Cette niche qui a tout d’un nichoir sera fabriquée en contreplaqué de 12 mm et devra mesurer environ 18 cm de côté par 30 cm de haut. Installez-la aussi haut que possible, et fixez-la solidement. Le trou de l’entrée peut être relativement grand : 7,5 cm de diamètre environ. Placez quelques copeaux de bois à l’intérieur et éventuellement un jouet à ronger pour occuper votre callopsitte. Les grands perchoirs et les volières Lâchée hors de sa cage, la perruche a besoin de plusieurs endroits où voler et se poser : un dos de fauteuil, un rebord de fenêtre ou un dessus de table par exemple, il faudra aussi prévoir au moins un grand perchoir mobile, où elle pourra se distraire avec ses jouets et, le cas échéant, manger. Ce type de modèles, parfois appelés arbres à oiseaux est doté de plusieurs perches auxquelles on peut aussi accrocher de petites mangeoires et une ribambelle de jouets. Indépendamment de l’arbre à oiseaux, prévoyez une table-perchoir munie de roulettes, que vous promènerez d’une pièce à l’autre. Les callopsittes préférant les perchoirs aux surfaces planes, elles adopteront vite cette solution idéale pour elles. L’avantage de voler à l’extérieur Quand bien même vous n’élevez qu’une ou deux callopsittes en intérieur, vous leur apporterez beaucoup en les lâchant dans une volière extérieure pendant la journée, si le temps est doux. Vous pourrez aussi vous en servir en hiver, les jours cléments. Les plumes des perruches callopsittes qui ont la chance de voler dehors sont bien plus belles que celles des sujets cloîtrés. Un peu de vent et de pluie de temps en temps les embelliront encore plus.   Protéger les callopsittes du soleil et du vent Pour que la callopsitte ait envie d’y évoluer, la volière doit mesurer au moins 2.40 m de long et 1.80 m de haut. Si l’arrière est plus haut que la façade, prévoyez un toit en pente qui laissera l’eau s’écouler. Choisissez un grillage de qualité supérieure, tel qu’un calibre n°16 à mailles soudées de 2.5 cm par 1.25 cm (le calibre correspond à l’épaisseur du fil de fer). Quant au châssis, il sera en bois ou en métal. Dans le cas du bois, optez pour des tasseaux de section carrée (5 ou 7.5 cm) et posez le grillage sur l’intérieur, pour dissuader l’oiseau de rogner le bois. La volière devant être en partie abritée de la pluie et des rayons directs du soleil, couvrez une partie du toit d’une plaque plastique rigide opaque qui donnera de l’ombre. Pour le sol, vous avez le choix entre le béton, le gravier ou l’herbe folle. Equipez la volière de nombreux perchoirs, balançoires en corde et jouets, et prévoyez des mangeoires et des buvettes pivotantes.

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Les perruches callopsittes en vol

Les aptitudes au vol des perruches callopsittes Les perruches callopsittes sont avant tout des animaux volants qui ont évolué sur des millions d’années pour perfectionner leur aptitude au vol. Voler est pour elles aussi naturel que marcher l’est pour nous. Afin de rester aussi légères que possible, elles doivent réduire leur bagage au minimum et ne s’encombrent en général d’aucun excédent de graisse. La moindre cellule de leur corps est conçue pour limiter leur poids. Elles ont des os creux très légers et des plumes ultralégères. Elles possèdent en contrepartie un puissant moteur, constitué des grands muscles pectoraux et d’un gros cœur, qui leur permet de maintenir leur vitesse en vol. Sur la coupe verticale de l’aile d’une callopsitte, on observe une légère courbe. C’est cette forme simple qui permet aux oiseaux de s’élever dans les airs. En passant sur le dessus de l’aile, l’air accélère, ce qui crée une baisse de pression par rapport à l’air circulant dessous : les ailes (et donc l’oiseau) sont aussi propulsées vers le haut. Plus ce flux d’air supérieur est rapide, plus l’oiseau s’élève. La moitié externe de l’aile, à savoir les dix rémiges primaires, assure la propulsion nécessaire au maintien de ce flux. Lorsque la callopsitte abaisse les ailes vers l’arrière, l’air est repoussé sous l’aile, vers le bas et vers l’arrière. Indépendamment de l’attraction terrestre, le principal facteur ralentissant le vol est le freinage, dû à la friction de l’oiseau et de l’air, un phénomène dénommé « trainée », qu’atténue toutefois la silhouette aérodynamique de la callopsitte Des acrobates aériennes talentueuses Il existe deux formes de vol : le vol battu et le vol plané. Dans le vol battu, le battement régulier des ailes permet à l’oiseau de prendre de l’altitude aussi vite que facilement. Les perruches callopsittes, qui volent à environ 64 km/h, sont capables de couvrir de très longues distances en seulement quelques minutes. Le vol battu leur coûte cher en énergie, mais leur corps y est parfaitement adapté. La direction du vent par rapport à la callopsitte influe considérablement sur sa vitesse. Elle vole plus lentement face au vent, mais peut atteindre plus de 80 km/h quand le vent lui est favorable. Lorsqu’elle s’apprête à se poser, la callopsitte incline ses ailes vers le bas et passe en vol plané. Cette passivité l’amène à perdre de l’altitude au fur et à mesure qu’elle avance. A l’atterrissage, elle se bloque volontairement juste avant d’entrer en contact avec le perchoir et de l’agripper de ses pattes. Les perruches callopsittes sont particulièrement douées pour les acrobaties aériennes : elles savent faire du surplace, virer à 360° sans avancer ou changer rapidement de direction si nécessaire. Le corps tout entier et les ailes entrent en action à chaque étape du vol. Les rémiges primaires sont utilisées pour la propulsion et servent aussi de freins aérodynamiques en poussée inversée à l’atterrissage. Les aptitudes d’un oiseau sauvage en vol assurent sa survie. Les oiseaux de compagnie conservent en principe ces mêmes talents, à condition qu’on leur offre assez d’espace et l’occasion de voler régulièrement quand ils vivent en intérieur.   L’apprentissage dans les airs Les perruches callopsittes quittent le nid vers l’âge de 4 semaines, mais restent encore plusieurs semaines dépendantes de leurs parents, qui les nourrissent et assurent leur sécurité. Quitter le nid, c’est aussi faire sa première tentative d’envol. Les oisillons sont impatients de voler, mais leurs aptitudes dans les airs sont très limitées. Chacun fera son apprentissage à force de ténacité et de tentatives ratées. Les jeunes sujets s’entraînent parfois à battre des ailes sur le perchoir, ce qui leur permet de renforcer leurs pectoraux (les principaux muscles utilisés en vol), mais aussi d’évoluer la puissance de leurs ailes et la portance qu’elle génère. Une maîtrise qui s’acquiert rapidement Très vite, les petits ont suffisamment confiance en eux pour prendre leur envol, une première qui se solde le plus souvent par un atterrissage maladroit. Après plusieurs essais cependant, leur aptitude à manœuvrer et à contrôler leur vitesse et leur direction dans les airs finira par s’améliorer. Ils se poseront alors avec plus de précision. A ce stade, il est essentiel d’encourager les juvéniles à voler. Cette pratique leur permet de se développer normalement, y compris au niveau des muscles et du cœur. Si vous ne leur donnez pas l’occasion d’apprendre dès le plus jeune âge, ils ne sauront jamais vraiment voler et présenteront des problèmes de comportement. Incapables de fui ce qui les effraie, ils deviendront phobiques et montreront une appréhension excessive devant un geste ou un objet inoffensifs.   Et pour l’oiseau domestique ? Dans la nature, les oiseaux s’envolent face au vent, comme les avions. En effet, plus l’air circule sur les ailes, plus l’oiseau s’élève facilement. Les perruches en captivité ont rarement cet avantage, il leur faut donc souvent plus de temps pour apprendre à bien voler à l’intérieur, où l’espace est généralement limité et où il n’y a pas de vent pour les aider à se placer dans la bonne direction lorsqu’ils s’envolent et qu’ils se posent. Toutefois, au bout de quelques semaines, la plupart des callopsittes auront acquis les techniques de vol et sauront les utiliser. Et n’oubliez pas, l’aptitude en vol de votre protégée révèle sa confiance en elle.   Les mesures de sécurité à la maison En matière de sécurité, il y a deux règles à respecter : la première est de mettre votre pensionnaire à l’abri des accidents domestiques, la seconde est de lui apprendre à obéir à certains ordres, comme se poser ou s’envoler. Pensez aussi à fermer les fenêtres et les portes donnant sur l’extérieur avant de la faire sortir de sa cage. En doublant les fenêtres d’un grillage de protection, vous éviterez tout risque de la voir fuguer. De même, habillez toutes les fenêtres de voilage dans les pièces où elle évolue, vous lui épargnerez ainsi la tentation de passer à travers. Les grands miroirs sont une autre source de confusion, il est préférable de les couvrir, de les retourner ou de les enlever. Les ventilateurs de plafond risquent eux aussi d’effrayer la perruche, qui peut prendre les palles pour les ailes d’un prédateur, y compris quand le ventilateur est à l’arrêt. Mieux vaut donc les éviter dans la pièce où vous placerez la cage et laisserez voler l’oiseau. La cuisine présente quant à elle tellement de dangers – surfaces brûlantes, fours et autres appareils électriques – que votre amie ailée ne doit jamais y mettre les pattes. Un dernier point : sachez qu’elle risque la noyade si elle tombe dans les toilettes, le lavabo ou n’importe quel récipient rempli d’eau. Découvrir les lieux en douceur Votre perruche a besoin de temps pour voler dans une pièce qu’elle ne connaît pas. Il faut donc l’introduire avec précaution, faute de quoi elle ne saura pas où se poser sans danger. Cette période de familiarisation doit faire l’objet d’un apprentissage rigoureux, au cours duquel vous lui demanderez de se poser dans un certain nombre d’endroits précis. Vous récompenserez ensuite sa docilité d’une petite friandise. Ces perchoirs potentiels pourront être le dos d’un fauteuil, du canapé, un rebord de fenêtre, une table ou encore un arbre à oiseau. Une fois votre pensionnaire habituée à s’en servir comme perchoir, elle sera plus confiante en vol, car elle saura où se poser et aura moins de risques d’atterrir en catastrophe. Au cas où votre callopsitte effrayée s’enfuie à tire d’ailes et chute maladroitement, laissez-lui le temps de retrouver ses esprits. Si vous approchez trop vite un oiseau apeuré, il risque de vous associer à l’incident et d’avoir très peur de vous à l’avenir.

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L’anatomie de la callopsitte

La vision La vision est l’un des sens les plus développés chez la perruche callopsitte. Son œil possède en effet certaines caractéristiques qui lui donnent une vue bien meilleure que la nôtre. La partie visible de l’œil ne représente qu’une toute petite partie du globe oculaire, le crâne et l’orbite révélant la véritable taille des yeux. Situés de chaque côté de la tête, ils offrent une vision verticale et horizontale à 360° qui permet à l’oiseau de repérer le danger d’où qu’il vienne. Comme nous, les perruches ont aussi une bonne vision binoculaire des objets situés à proximité devant eux. Toutes peuvent passer en une fraction de seconde de la vision monoculaire à 360° au gros plan binoculaire. Quelques particularités Les yeux des callopsittes sont plus aplatis que les nôtres, et ont une latitude de déplacement limitée à l’intérieur de l’orbite : c’est pourquoi elles ont tendance a bouger toute la tête quand elles étudient un objet. Comme les autres oiseaux, elles disposent d’une troisième paupière, qui se déplace horizontalement, ce qui leur permet de garder la surface de l’oeil propre. Chez les humains, la vision des couleurs est limitée à la lumière visible, qui se situe dans les longueurs d’onde violette à rouge. La plupart des oiseaux en revanche perçoivent la lumière ultraviolette, ainsi qu’une ou deux autres couleurs qui, on le suppose, les aident à déterminer le sexe de leur congénère, certaines différences de couleur entre le plumage du mâle et de la femelle n’étant perceptibles que dans le rayonnement ultraviolet. Cette vision leur permet aussi d’identifier de loin quelques-uns de leurs aliments favoris et de savoir s’ils sont mûrs ou pas. Des images saisies à haute vitesse Les oiseaux traitent l’information visuelle beaucoup plus rapidement que nous. Notre cerveau n’enregistre que 16 images par seconde. Les films que nous regardons sont projetés à environ 25 images par secondes : nous avons donc l’illusion d’une image qui se déplace. Les oiseaux enregistrent quant à eux plus de 70 images par seconde, ils ne peuvent donc pas percevoir le déplacement de l’image qui apparaît sur un écran de télévision. Les perruches callopsittes volant à la vitesse élevée d’environ 64 km/h, cette spécificité visuelle leur permet de reconnaître tous les détails en vol. L’ouïe Les oiseaux n’ont pas d’oreille « externe ». L’ouverture des oreilles est placée derrière l’œil, juste en dessous de ce dernier, à savoir sous la tache orangée chez les perruches callopsittes. La couverture auriculaire étant moins dense, elle laisse passer plus facilement les ondes sonores. Les oreilles de la perruche callopsitte fonctionnent pour ainsi dire comme les nôtres. Les vibrations de l’air provoquées par le son circulent dans le conduit auditif jusqu’au tympan, puis traversent un os minuscule pour arriver dans l’oreille interne, emplie de fluide qui transmet les signaux nerveux (électriques) au cerveau. Les perruches callopsittes perçoivent la même étendue sonore que les humains et sont à priori capables de produire des sons dans le même registre. Outre le fait qu’elle traite le son, l’oreille interne abrite une série de canaux semi-circulaires similaires aux nôtres, qui permettent à l’oiseau de détecter la gravité et de garder l’équilibre, notamment en vol où il pourra maintenir la bonne position. Malgré les virages, les piqués et les tournoiements de toutes sortes, les perruches gardent la tête aussi horizontale que possible. Un système d’alerte sensible au toucher La peau des oiseaux est sensible au toucher sur tout le corps, y compris quand on dérange leurs plumes, qu’on les effleure et en cas de douleur localisée. Chez les perruches, les zones les plus sensibles sont la langue et les pieds. En effet, ce sont certainement les seules à utiliser leur langue comme elles le font. Le premier contact avec un aliment ou un objet inconnus se fait en général avec lavant du bec. L’oiseau commence par donner de petits coups, pour s’assurer peut-être qu’il n’y a aucun danger, puis il utilise sa langue comme on le ferait du bout du doigt pour sentir l’objet. La langue d’une callopsitte est très musclée, mais aussi très sensible à la température et à la texture des objets. L’oiseau s’en sert par exemple pour trouver le point faible des noix ou des graines avant de les décortiquer. Les perruches callopsittes partagent avec nous certains goûts : le sucré, le salé, l’aigre, l’amer. En revanche, elles ne distinguent pas les saveurs fortes et épicées comme le poivre. La majorité de leurs papilles gustatives ne se trouve pas sur la langue, mais sur la voûte du palais : la langue y transfère de minuscules portions « tests » avant de manger. Les pieds des perruches sont très sensibles au toucher, en particulier aux vibrations, ce qui leur permet de sentir tout de suite un corps étranger ramper sur leur branche ou leur perchoir, notamment la nuit, quand leur vision est fortement limitée. Sachant de quel côté de la branche vient le danger, l’oiseau pourra s’enfuir si besoin est. Les callopsittes sont en effet très sensibles aux perturbations nocturnes. A l’instar des autres psittacidés, elles ont en revanche un odorat peu développé.   Le système respiratoire et le système sanguin L’oxygène de l’air frais sert à « brûler » le carburant des oiseaux, à savoir la nourriture dissoute dans l’intestin qui va constituer les nutriments nécessaires circulant dans le sang. Ce « carburant » est utilisé pour les fonctions corporelles comme la conservation de la chaleur et, bien entendu, l’apport d’énergie dont les muscles ont besoin au fil de leurs nombreuses activités, notamment le vol, qui en consomme une grande quantité. Le système respiratoire des oiseaux s’est donc considérablement sophistiqué avec le temps, pour répondre à leurs besoins spécifiques. L’oxygène est absorbé très rapidement et les déchets inhérents à cette activité, qui sont pour l’essentiel le dioxyde de carbone et l’eau, sont éliminés au même rythme dans la phase d’expiration. La respiration en vol est extrêmement rapide. Des sacs aériens pour une bonne respiration En termes d’effort, la différence entre un oiseau qui marche et un oiseau qui vole s’apparente à la différence entre un tracteur et un bolide. En plus de leurs poumons, analogues aux nôtres, les oiseaux possèdent un système de sacs aériens répartis dans tout le corps. En envoyant de l’air autour de ces sacs à une vitesse élevée, les poumons bénéficient d’un apport d’air frais constant. Contrairement à l’homme, chez qui il est aspiré et soufflé, l’air circule à travers les poumons, toujours dans la même direction. Ces améliorations confèrent aux oiseaux un système respiratoire bien plus efficace que celui des humains. Un cœur à toute épreuve Tous les oiseaux ont un cœur à quatre compartiments comparable au nôtre. Leur appareil circulatoire fonctionne à un rythme très élevé, en corrélation avec leur respiration rapide. Au repos, le cœur de la perruche callopsitte bat déjà près de 140 fois par minute, environ deux fois plus vite que le cœur humain. En vol, leur rythme cardiaque atteint 900 battements par minute, un chiffre relativement normal chez les petits oiseaux. La température sanguine d’une perruche callopsitte oscille entre 40 et 41°C, contre 37°C chez l’homme. Toutes ces spécificités permettent au corps d’une perruche de fonctionner à un rythme beaucoup plus élevé que chez la plupart des mammifères, et lui sont indispensables pour maintenir sa vitesse en vol sans se fatiguer. Le système digestif En matière de nourriture, les perruches callopsittes se concentrent essentiellement sur les graines, avec une préférence pour les graines de céréales et d’herbes sauvages riches en hydrates de carbone complexes, qui ne se digèrent pas aussi vite que les aliments sucrés comme les fruits. Elles montrent aussi un certain goût pour d’autres graines et les fruits secs riches en graisses, quand elles en trouvent. Malgré la petite taille de ces perruches leur bec est un outil polyvalent très puissant aux bords tranchants, dont elles se servent avec beaucoup d’adresse en association avec les muscles de la langue, ultrasensible, pour examiner et manipuler les aliments. Contrairement à la plupart des autres oiseaux, les callopsittes utilisent leur bec comme une mâchoire pour couper les aliments en petits morceaux avant de les avaler. Elles jettent les parties pauvres en nutriments, telle que l’enveloppe des graines qu’elles décortiquent du bec. Les aliments transitent ensuite dans le jabot. Une digestion ultra rapide Le jabot est une poche située en haut de l’œsophage – le tube digestif qui relie la bouche au véritable estomac – dans lequel les aliments sont stockés en attendant les autres phases de la digestion. Les aliments passent ensuite dans le proventricule, la poche supérieure de l’estomac , où commence la digestion à proprement parler. Les sucs gastriques qui y sont secrétés sont mélangés aux aliments, qui descendent ensuite dans le gésier, la partie la plus musclée de l’estomac, où ils sont broyés sous la pression. Il faut savoir que la paroi interne du gésier est aussi abrasive que du papier de verre. Au terme de ce broyage, les aliments sont réduits en une fine pâte qui descend alors dans le duo-dénum et les intestins : les nutriments parfaitement digérés passent alors dans le sang. Les parties indigestes et les déchets sont évacués par le cloaque. Tous les oiseaux ont tendance à « recycler » leur eau au lieu de produire une grande quantité d’urine. En revanche, ils exsudent de l’acide urique, la partie blanche de la fiente, là encore par le cloaque. L’appareil digestif des perruches son tube digestif) est très court. Ce facteur, conjugué à une température corporelle élevée, leur permet de digérer facilement en quelques minutes. Vingt minutes suffisent à certains aliments pour passer du bec au cloaque.

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