les primates

Les babouins

Les babouins communs, ou babouins des savanes, sont omnivores. Ils mangent toutes sortes de plantes et d’animaux.
Babouin chacma mangeant un nénuphar. Cette espèce, qui vit au sud de l’Afrique, a un régime plus insolite que ses homologues de l’Afrique de l’Est

Les babouins sont d’autres singes bien connus des prairies africaines. Doué d’une grande faculté d’adaptation, ce groupe a particulièrement bien proliféré et occupe toute l’Afrique, des prairies humides de l’Ouest aux pics montagneux du Sud. Leur prospérité tient en partie à leur régime alimentaire varié. Ils mangent presque tout, et s’ils semblent avoir une préférence pour les fruits, toute autre nourriture fait l’affaire. A l’aide de leurs mains assez semblables aux nôtres, ils excellent à déterrer les aliments que les autres animaux ne peuvent atteindre, comme les racines et les bulbes. La viande entre aussi dans leur régime alimentaire (une population d’Afrique de l’Est s’est rendue célèbre par la façon dont les mâles chassent les petites antilopes).

Les babouins sont très bien adaptés à la vie terrestre. Les singes arboricoles sont dotés de jambes plus longues que les bras, ce qui assure leur équilibre (lorsqu’ils passent lentement d’une branche à l’autre, ils maintiennent leurs jambes en avant pour emmener le poids de leur corps). La vie terrestre exigeant une marche plus efficace, les bras doivent être sensiblement de la même longueur que les jambes. Les babouins ont donc des bras beaucoup plus longs que leurs cousins arboricoles, ce qui surélève leurs épaules par rapport à leurs hanches. Cet effet est encore accru, car ils marchent avec les doigts à plat et les paumes à la verticale. Outre une progression à quatre pattes plus aisée sur le sol, cette posture permet aux babouins de surveiller les alentours sans tendre le cou, alors que les patas, dont les épaules ne sont pas surélevées, doivent se tenir debout sur leurs jambes pour guetter les dangers. Bien qu’efficace, cette façon de marcher a toutefois un prix. : les pieds des babouins sont beaucoup plus plats que ceux des singes arboricoles, et moins adaptés à l’escalade des arbres.

L’hamadryas, une sous-espèce de babouins, s’est adapté aux régions semi-désertiques du nord de l’Éthiopie et d’Arabie, et se nourrit principalement de graines de graminées, de racines et de bulbes. Plus petit que les autres babouins, il a une fourrure grise et une face rose. Le gélada, une autre espèce de babouins, est un parent plus éloigné des autres espèces d’Afrique. C’est l’unique survivant de toute une famille d’espèces de babouins, les Theropithécinés, qui prospèrent il y a 2 à 5 millions d’années. Le Theropithecus oswaldi, aujourd’hui disparu, pesait plus de 100 kg (l’équivalent d’un gorille de montagne femelle).

Herbivores, les galadas ne se rencontrent que dans les montagnes d’Éthiopie. A l’instar des hamadryas, ils vivent au sein de grandes communautés complexes, à la hiérarchie très marquée. Cette vie sociale semble résulter de leur mode de vie particulier.

 

Les babouins mâles aiguisent leurs longues canines contre une dent de la mâchoire inférieure spécialement adaptée.

Comme tous les singes, les babouins sont très sociables et vivent en groupes comptant jusqu’à 150 individus. La compétition pour la nourriture est parfois très rude.
Herbivores, les babouins gélada vivent exclusivement dans les montagnes éthiopiennes. Les mâles, comme celui-ci, sont pourvus d’une impressionnante « cape » de fourrure.

Les cousins des babouins

Bien que les mandrills et les drills des forêts d’Afrique occidentale ressemblent beaucoup aux babouins, ils sont plus apparentés aux mangabeys. Connus pour les « glouglous » puissants et rauques des mâles, les mangabeys sont les plus grands singes arboricoles. leurs mâchoires, pourvues de larges incisives, peuvent casser les fruits les plus durs. Si l’on connaît bien les mangabeys, on en sait en revanche très peu sur les drills et les mandrills. Les mandrills mâles sont surtout connus pour leurs splendides marques faciales bleues et rouges, et leur postérieur d’un bleu soutenu. Comme les babouins, les mandrills vivent sur la terre ferme et semblent aimer les fruits. Ils forment des groupes jusqu’à 400 individus. Le spectacle d’une telle troupe traversant la forêt doit être impressionnant, mais, malheureusement, fort peu de personnes sont parvenues à les suivre.

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